Créer des jeux-vidéo, un projet ambitieux.

Jeuvidéo.lol a eu la chance de rencontrer les membres d’EODEgroup, un studio Nantais (44) spécialisé dans le transmedia. Pour le moment ils sont quatre associés, trois développeurs et un illustrateur. On a discuté avec Antoine, l’illustrateur du studio. 

Il a tout d’abord tenu à mettre l’accent sur le champ d’action du studio EODEgroup :

“Nous sommes spécialisés dans le transmedia, c’est-à-dire la création de produit de divertissement  à travers de multiples médias. On a un besoin de se diversifier. Le jeu vidéo est l’un de nos domaines, et celui dans lequel on exerce avec le plus de passion. On a commencé en amateur, on a cumulé les idées, les univers : le problème c’est que l’on manquait de moyens pour les réaliser. Cependant, on avait vraiment l’envie d’en faire notre métier : c’est pourquoi l’année dernière, on a pris la décision de créer une entreprise.”

Qui a dit que créer des jeux vidéo était si simple ? 

Créer son entreprise indépendante est un vrai parcours du combattant. Il faut trouver des financements. En effet, peu de banques acceptent de financer un tel projet : le temps entre la création de l’entreprise et ses premiers revenus peut être long. De plus les premières années qui suivent la création de l’entreprise sont compliquées, il faut survivre grâce à des contrats tout en se faisant connaitre.

“Il faut se plier à certaines pratiques que l’on a souvent dénoncées dans la passé. On est obligé d’installer de la pub et des systèmes de micropaiement, comme ça nos jeux mobiles sont en free to play. Pour certaines grosses boites c’est une question de profit, pour nous c’est de la survie.”

Pour rentrer dans les frais il faut parfois faire appel à des développeurs mexicains.
Pour rentrer dans les frais il faut parfois faire appel à des développeurs mexicains.

Bénéficier d’un soutien pour se faire connaitre : une étape à ne pas négliger. 

L’équipe d’EODEgroup a trouvé des bureaux auprès d’un cluster du collectif Atlangame.

“L’avantage c’est que nous pouvons demander conseil à d’autres professionnels du jeu vidéo. Les projets sont différents, dans le jeu indé il n’y a pas de concurrence”

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Les volets fermés, c’est probablement un repère de geek.

Grâce à ce soutient, EODEgroup a pu obtenir un stand dans deux des plus importants salons de la cutlture geek sur Nantes : Art to play et les Utopiales. Antoine souligne que, pour une entreprise naissante, il est important de discuter avec le public visé, être présent physiquement pour présenter ses projets.

Par quoi commencer ?

“Il y a beaucoup de sites et de forums d’entraide qui expliquent les bases de la création de jeux-vidéo. Pour moi la première étape c’est l’apprentissage. Si vous avez créé un univers et que vous souhaitez le porter en jeu-vidéo, le mieux c’est de commencer par des petits jeux : mieux vaut avoir un produit fini qu’un projet abandonné. Puis, par la suite à vous de mettre en place des projets de plus en plus ambitieux. Par exemple, on a du mettre en attente notre projet de mmorpg, nous n’avons pas l’équipe et les moyens financiers de le développer. L’avantage c’est que j’ai rencontré via internet des personnes avec des compétences que je n’avais pas, notamment en dev”

Pour toi les diplômes sont-ils la seule porte d’entrée au métier du jeu vidéo ?

“Le plus important c’est ce que vous savez faire et ce que vous avez fait : peu importe la manière dont vous l’avez appris. Donc non.”

En conclusion ?

“Un jeu indé c’est soit une idée révolutionnaire soit de la grosse merde.”

 

Merci à EODEgroup d’avoir répondu à nos questions.

N’hésitez pas à découvrir leurs projets et les supportez sur Facebook (like, like) :

https://www.facebook.com/EODEgroup / http://eode.studio/ 

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