Aujourd’hui est un grand jour pour Tom Clancy’s Rainbow Six Siege, en effet c’est le lancement de sa bêta fermée partout dans le monde. Cet opus sera-t’il enfin celui qui redorera le blason de la célèbre licence ? Pas si sûr… 

Si je devais comparer RS.S à quelque chose de parlant, ça serait probablement ces films du dimanche soir. Une comédie américaine légère sur laquelle on tombe en zappant, on est distrait pendant un certain temps et on en sort de bonne humeur, oubliant presque le fatidique lundi matin qui arrive à grand pas. Néanmoins, qu’on ne se mente pas, on irait pas payer grand chose pour regarder ce genre de film. Rainbow Six Siege c’est un peu la même chose, c’est sympatoche mais payer 60 euros pour ça, ça fait mal. Très mal.

Pourtant, tout partait d’une bonne idée, réaliser un jeu d’infiltration tactique dans la lignée de SWAT mais avec un gameplay et des graphismes remis au goût du jour. Malheureusement pour nous, la sauce ne prend pas. Ou très peu. Mais alors me direz-vous, quel est donc le problème ? Et bien du calme, j’y viens.

Après avoir téléchargé le jeu sur Uplay (exclusivité pendant la bêta, ne râlez pas encore), environ 8 Go pour la bêta donc probablement aux alentours de 10/12 lors de la release ce qui pour une fois n’est pas excessif, je le lance un peu impatient de découvrir ce qu’il va  m’offrir. Première surprise (ou pas vraiment en fait), les serveurs Ubisoft sont hors-ligne. Je ne panique pas encore et vérifie sur Internet, il y avait bien une mise à jour de prévue. Je prends mon mal en patience…

Grrr cette manie de faire des mises à jour pour améliorer le contenu, ça m'énerve !
                 Grrr cette manie de faire des mises à jour pour améliorer le contenu, ça m’énerve !

Quelques HEURES plus tard, je relance ,plein d’espoir, le jeu et accomplis les tutoriels. Qui ne sont en fait que des vidéos tournant à 30fps. Je peux vous assurer que ces vidéos font un peu peur quant à la qualité globale du titre lorsqu’on débute. Je gagne des crédits après coup, crédits qui me serviront à acheter des personnages à utiliser. Comme on m’y invite je me rend donc dans la boutique afin de débloquer un “opérateur”. Fierté patriotique obligeant, je sélectionne d’office GIGN et débloque un personnage dont le sponsor se cache à peine…

La prochaine fois, faîtes un effort les gars...
                                                    La prochaine fois, faîtes un effort les gars…

Et là, c’est la désillusion. Un gameplay mou, des phases qui alourdissent… On commence par tous jouer avec des voitures télécommandées en début de round. Je suspecte d’ailleurs  le jeu d’être secrètement sponsorisé par Hot Weels tellement on passe de temps à rouler dans ces machins. En attaquant, l’infiltration tactique que l’on nous avait promis n’est pas vraiment à la hauteur, je ne compte pas le nombre de fois ou j’ai dû relever un camarade, tombé du toit en essayant de descendre. C’est assez frustrant de galérer avec sa tyrolienne quand on se fait canarder de tous les côtés. En défense, le fait de devoir piéger la maison avec moult artifices et pièges en tout genre nous donne plutôt l’excuse de camper au fusil à pompe tout en gardant bonne conscience…

Qu’en est-il alors de l’esprit de coopération entre les joueurs, avec lequel on nous a bassiné pendant tout l’E3 ? Il est à peu près aussi peu présent que sur un Counter Strike. Les échanges entre les gens reposant uniquement sur des “salut” timides au micro et des insultes un peu moins timides dans le chat. Au final, on retrouve donc la bonne vieille communauté dégueulasse de tout les FPS.

Quand un mec teamkill son équipe. Ah elle est belle la France !
                              Quand un mec teamkill son équipe…   Ah elle est belle la France !

Au niveau technique, pas grand chose à redire néanmoins. Le jeu est plutôt joli, sans être non plus une grosse claque. Une mention spéciale aux effets de destruction des baraques assez bien foutus. Couplés à des bruitages réalistes (avec un casque) et des tremblements d’écran, l’immersion est une des rares choses pour lesquelles on retiendra le nom de ce jeu.

Le gros point noir du jeu est le matchmaking, j’ose espérer que les développeurs fixeront ça avant la fin de la bêta car à l’heure ou j’écris ces lignes il arrive que l’on passe plusieurs minutes dans un lobby sans jamais qu’il réussisse à nous créer une partie. Ou bien comme le dirait mon ami anglophone :

 Un futur Evolve en perspective ?
                                                           Un futur Evolve en perspective ?

Au final, Tom Clancy’s Rainbow Six Siege (en plus d’avoir un nom à rallonge) est un pétard mouillé. Attendu comme le messie par beaucoup, il vous fera office de bon compagnon pendant quelques heures jusqu’à ce que vous vous lassiez et le laissiez tomber.

Conclusion,  ce jeu sera sans doute créateur de quelques rires entre amis et de bons moments mais certainement pas assez longtemps pour justifier d’y claquer 60 boules.

Si vous voulez vraiment vous y risquer, alors cliquez-ici.

Et tu campes,campes,campes ce ptit coin qui te plaît. Et tu campes,campes,campes c'est la seule façon de jouer.
Et tu campes,campes,campes ce ptit coin qui te plaît. Et tu campes,campes,campes c’est la seule façon de jouer.

Voilà une question pour toi ami lecteur : quel site spécialisé de jeux vidéos, suspecté de recevoir des chèques pour améliorer les notes, a mis à ce jeu un “Aperçu : très bon” ?

7 COMMENTAIRES

  1. Vous espérez faire passer votre humour et votre maladresse pour votre critique mais on voit bien que vous êtes aussi vendu que les autres.
    Je suis déçu je m’attendais à mieux et surtout a plus d’objectivité venant d’un site émergeant et promettant celle ci.

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