Ça y est, le film Monster Hunter est sorti. Et comme chez Jeuxvideo.lol, on aime bien vous parler des films adaptés de JV qui sortent (rarement pour en dire du bien cela dit, n’est-ce pas Tomb Raider ?), on s’est dit qu’il fallait qu’on vous résume également celui-ci, ne serait-ce que pour vous éviter le visionnage.


Eh oui, on est comme ça chez JVL, le coeur sur la main.

Ce film Monster Hunter, on ne va pas se mentir, ne partait pas gagnant : le réalisateur, Paul W.S Anderson, est notamment coupable de l’adaptation de Mortal Kombat, de la saga Resident Evil, et de cette immondice :

Le film est à l’image de l’affiche. C’est dire.

De même, quelques interrogations pouvaient clairement subsister face au synopsis dévoilé :

Derrière notre monde, il en existe un autre : celui de monstres dangereux et puissants qui règnent avec férocité sur leurs terres. Quand le lieutenant Artemis et ses fidèles soldats sont transportés de notre monde à celui-ci, elle va avoir le choc de sa vie.

Dans son combat désespéré pour la survie contre d’énormes ennemis aux pouvoirs incroyables et aux attaques dévastatrices, Artemis fera équipe avec un homme mystérieux ayant trouvé un moyen de se défendre.

Puis la première photo officielle est tombée, ce qui n’a pas particulièrement permis aux fans de la licence Monster Hunter de reprendre espoir :

Monster Hunter
Hâte de pouvoir débloquer cette arme dans le prochain jeu

C’est donc avec des fourmillements dans les doigts et des larmes aux yeux que commence ce visionnage de Monster Hunter. En espérant que ça ne finira pas en larmes de sang.

Le film débute directement dans cet autre monde dont parle le synopsis, on y fait la rencontre de Ron Perlman avec une moumoute, à bord d’un bateau remplis de chasseurs, voguant sur le sable.

Monster Hunter Ron Perlman
Nous l’appelerons donc Ron Moumoute. Navré.

Le bateau semble se diriger vers une tour, pour une raison encore inconnue. Seulement, problème, très vite, des monstres attaquent le bateau (ce qui mine de rien nous fait déjà des chasseurs et des monstres, le contrat est donc rempli et on pourrait presque croire que le film pourrait être bon).

Résultat de cette attaque : un chasseur tombé par-dessus bord et un avant-goût de ce que donnera le film en terme de montage. En un mot : épouvantable.

Monster Hunter intro

Puis, écran-titre moche, avant de partir directement pour un endroit qui a l’air vachement moins intéressant :

Monster Hunter
Deux mots qu’on aurait voulu ne jamais voir dans un film Monster Hunter

Il est donc temps de faire connaissance avec un groupe de rangers affiliés aux Nations Unies, à la recherche d’un autre groupe qui semble s’être volatilisé. Mais comme le dit si bien la chef de la troupe, Artemis :

Monster Hunter Milla Jovovitch
Perspicace

Seulement, pas le temps de tergiverser : une tempête de sable noire approche, sortie de nulle part, et nos rangers tentent dont se s’enfuir.

Sans grand succès malheureusement, pusique les éclairs accompagnant cette tempête ont pour effet d’activer des stèles magiques qui transportent alors nos héros dans l’autre monde.

Sur place, l’équipe retrouve les cadavres calcinés du groupe perdu, et décide de partir au plus vite de là en s’aidant du soleil, car les boussoles et radars ne fonctionnent pas.

Monster Hunter
L’acting est globalement assez déplorable, mais celui-ci remporte la palme : pas une seule de ses lignes de texte n’est prononcée avec conviction.

Du coup, nos héros s’aident du soleil et roulent… Au hasard ? Aucun point d’arrivée n’a été défini (alors que la tour mystique du début était visible en arrivant…), du coup, ça roule tout droit en chantonnant.

Sauf que les monstres, ça n’aime pas beaucoup les comptines militaires un peu nazes : il se font donc attaquer par un Diablos assez énorme qui émerge du sable, et qui se permet d’envoyer voler leur véhicule.

Monster Hunter
Bon par contre, quelq’un a oublié de modéliser Diablos dans le grand angle après le crash. Oups.
Monster Hunter Diablos
Voilà, là c’est mieux.

Le monstre tue donc quelques soldats mais finit par se barrer, notre groupe s’étant échappé à l’intérieur d’une grotte à l’accès restreint.

Ceci étant dit, le répit est de courte durée, des Nerscyllas (araignées relativement fat) attaquent la grotte et semi-embrochent Artemis. C’est à dire qu’elle ne respire plus, puis re-respire 2 minutes plus tard, puis se fait ré-embrocher, puis se réveille bien plus tard dans un cocon gigantesque.

Mais ? Quel intérêt de lui faire reprendre miraculeusement connaissance si c’est pour instantanément la remettre dans le coma ? Un choix scénaristique douteux qui n’est pas aidé par le montage indigeste de la séquence.

Bref. Artemis se réveille donc dans une sorte de cocon, au centre d’un immense nid de Nerscyllas. Ses camarades sont également dans des cocons autour d’elle, mais n’étant pas des personnages principaux, eux, ils sont morts.

Un seul soldat a réussi à s’en tirer (celui qui joue très mal, merveilleux…), mais heureusement, il se fait très vite picorer par les bestioles du coin et Artemis est donc forcée de quitter les lieux seule.

Artemis arrive ensuite dans un cimetière de bateaux, à la recherche d’eau. Dans l’un d’eux, elle se fait gentiment accoster par le chasseur précédemment tombé du bateau, joué par Tony Jaa. Pour tout vous dire, ce dernier tentait depuis le début d’aider les rangers à distance avec son gros arc, mais il a tellement eu peu d’impact sur le récit que je l’ai oublié. Oups.

Monster Hunter Tony Jaa
Gentiment

Du coup, dans un premier temps, ils se battent, lors d’un montage à nouveau surcuté à l’extrême, puis ils font plus ou moins connaissance malgré la barrière de la langue. Artemis suppose que c’est la tour mystique du début qui est liée aux portails entre les mondes, et décide donc de s’y rendre. Ce qui, après 40 minutes de film, lui donne enfin un but ! Bravo.

Heureusement que le scénario tient en cette seule ligne, sinon ces deux là auraient un peu plus de mal à se comprendre

Pour pouvoir atteindre la tour, le chasseur (pusiqu’il n’a pas de prénom), propose d’endormir le Diablos à l’aide de poison de Nerscyllas. Artemis se charge donc de jouer les appâts pour permettre au chasseur de trancher dans le lard avec sa grosse épée. Ils sont ensuite sauvés par le pouvoir du hors-champ. Oui oui.

S’ensuit un training montage classique, où Artemis apprend rapidement à utiliser des doubles lames, grappins et autres accessoires du parfait petit chasseur. Mais elle n’apprend même pas à affuter ses lames, cette grosse noob.

Puis, sans trop de mal au final, et à l’aide d’une flèche imbibée de poison de Nerscyllas plantée dans l’oeil, le Diablos tombe. Puis, Artemis le charcute… pour en faire une civière pour le chasseur, même pas une armure un peu stylée. Nul.

Les deux partent alors en direction de la tour, mais se posent dans un premier temps à une oasis pour se faire un petit steak à la broche.

La nuit, un Rathalos crée la panique en s’attaquant à des herbivores de l’oasis, ce qui permet à Ron Moumoute de venir tournoyer au milieu de tout ça avec son épée enflammée pour sauver Artemis.

De son côté, le chasseur est sauvé par des cosplayers fan du jeu.

Tintin ?

De retour au bateau de Ron – L’amiral – Moumoute, Artemis croise le Palico cuisinier bien connu des fans, le seul Palico du film, et qui, on ne sait pas trop pourquoi, sera la figure centrale de la scène post-générique.

Monster Hunter film Palico

L’amiral explique à Artemis que c’est à la tour qu’elle pourra rentrer dans son monde, mais que cette dernière est gardée par le Rathalos. Ils s’y rendent donc, en pile assez de temps pour qu’il fasse nuit, afin de camoufler un peu le manque de budget FX.

S’ensuit alors un combat à nouveau charcuté par le montage qui ne fait aucun sens : les personnages se téléportent d’un plan à l’autre, on a des gros plans sur les stèles qui s’activent, le portail s’ouvre, le monteur se reprend une petite ligne de poudre, et finalement, Artemis se retrouve dans notre monde. Elle est accueillie par une tonne de militaires, qui ont du lire le scénario et ont donc ramené tanks, avions et moult troufions pour en découdre.

Bon au moins, le Rathalos à une bonne gueule

Bien entendu, le Rathalos a suivi, et commence alors à décimer facilement les militaires dans notre monde (lui qui galèrait contre 3 cosplayers…), le temps qu’Artemis se prépare.

Et quand Artemis se prépare, elle a besoin de HUIT plans pour ouvrir une valise

Artemis, aidée par le chasseur qui a également suivi, parvient à tuer le monstre à l’aide de la célèbre technique du « Je lui fourre la blinde d’explosifs dans la bouche ». Exactement comme dans les jeux donc.

Monster Hunter fin

L’amiral, justement, toujours joué par Ron Moumoute pour notre plus grand plaisir, se montre également et indique à Artemis que la tempête approche : le portail va à nouveau s’ouvrir.

Artemis décide alors que la seule solution pour arrêter tout ce bordel, et le film (merci), est de détruire la tour. Un autre monstre s’interpose alors, et… C’est la fin.

Beh ? La fin ? Et la tour ?

J’imagine que ce sera dans la suite alors, génial.

Ah oui et comme spoilé précédemment, une scène post-générique nous montre le Palico prêt à en découdre, alors qu’un homme masqué scrute le combat en cours…

Que c’est mystérieux…

Générique svp…

Bon. Le gros problème de ce film Monster Hunter, au-delà du jeu des acteurs, de Paul W.S Anderson ou bien du monteur sous cocaïne (le même monteur que Resident Evil 6, élu étron parmi les étrons), c’est que ce n’est même pas un nanar.

On savait d’avance que ce ne serait pas bien fou, que ce ne serait pas une fresque épique de 2h30 mettant en place un univers qui ne demande qu’à être découvert. Mais on pouvait encore espérer un peu et se dire que ça allait peut-être être si nul que ça allait en devenir drôle…

Mais même pas. C’est juste mauvais.

Enfin bon, au moins ce qui est sûr, c’est qu’avec ce genre de film honteux, plus persone ne va oser filer du boulot à Paul W.S Anderson !

Putain.